L’année 2017 a marqué profondément Besançon, sans que personne ne le sache vraiment sur le moment. Ce n’était pas une année spectaculaire, mais une de celles qui laissent des traces dans les couloirs des institutions, les mémoires des résidents, et les dossiers des associations.
Entre hommages solennels, enjeux judiciaires, solidarité en tension et culture en lumière, la ville a vécu un cycle intense, presque silencieux, mais bien réel. Aujourd’hui, en 2026, on peut enfin tirer le fil de ce qui a façonné cette année particulière.
Ce récit n’est pas qu’un rappel. C’est une invitation à comprendre comment une ville, même modeste, peut devenir le témoin de grands mouvements humains, sociaux, artistiques. 
Hommages et reconnaissance : la gendarmerie à l’honneur
Tout a commencé par un silence. Celui d’un fort, celui d’une foule debout, celui d’un ruban noir tendu sous un ciel de février. Le 16 février 2018, le Fort des Justices à Besançon s’est figé pour rendre hommage aux huit gendarmes décédés en service durant l’année 2017.
Oui, l’hommage est en 2018, mais il parle de 2017. Et ça compte. La cérémonie, sobre et digne, a réuni des dizaines de personnalités. Le préfet du Doubs, le général Langlois, le sénateur du Doubs, des députés, des élus locaux.
Tous étaient là, non pas pour faire du spectacle, mais pour dire merci. Merci à des hommes et des femmes tombés dans l’exercice de leur devoir, parfois dans des circonstances tragiques, souvent loin des projecteurs.
Les chiffres clés
8 gendarmes décédés en service en 2017 dans le Doubs
Parmi eux, certains avaient entre 19 et 54 ans. Ils venaient de la Nièvre, du Tarn, des Vosges, de l’Essonne, de l’Eure-et-Loir ou de l’Ain. Leurs noms ne sont pas toujours connus du grand public. Mais leur sacrifice, lui, est inscrit dans le marbre d’un nouveau mémorial inauguré ce jour-là.
Actualité judiciaire : entre rentrée solennelle et affaires locales
Maintenant, tournons-nous vers le Tribunal de Grande Instance de Besançon. Chaque année, en janvier, la magistrature fait sa rentrée solennelle. Tradition oblige. Mais en 2018, cette cérémonie évoquait l’année 2017, et ses tensions.
Le ton était sérieux. Les chiffres étaient là, les débats aussi. Mais un sujet revenait sans cesse : Planoise. Ce quartier, souvent stigmatisé, était devenu, selon les magistrats présents, un point de focalisation pour les questions de sécurité, de délinquance et d’insertion.
Les magistrats n’ont pas accusé. Ils ont alerté. Ils ont parlé de l’urgence d’agir, de l’importance de la prévention, de la nécessité de ne pas laisser des territoires à l’écart. Parce que la justice, ce n’est pas seulement punir. C’est aussi comprendre. Et anticiper.
Le Service Mandataire Judiciaire à la Protection des Majeurs (SMJPM)
| Année | Nombre de majeurs protégés suivis | Types d'accompagnement |
|---|---|---|
| 2017 | 640 | Sauvegardes de justice, curatelles, tutelles |
Son antenne de Pontarlier permettait aussi une présence sur tout le département. Pas de grand spectacle. Juste du travail. Du vrai. Et c’est peut-être ça, le cœur de la justice : l’ordinaire du soin, plutôt que l’éclat du prétoire.
Solidarité et accompagnement : le Dispositif Migrants
Parlons maintenant d’un autre combat. Celui de l’accueil. En 2017, Besançon a été un point d’entrée, un passage, un lieu de repos pour des milliers de personnes en exil. Le Dispositif Migrants de l’Association d’Hygiène Sociale de Franche-Comté (AHS-FC) a été au cœur de cette tempête humaine.
Basé au 16 rue Gambetta, ce dispositif regroupait plusieurs services. Hébergements, accompagnement, protection. En tout, 428 places d’hébergement. Et plus d’un millier de personnes accompagnées chaque jour.
Les chiffres du dispositif migrants en 2017
La Plate-forme d’Accueil des Demandeurs d’Asile (PADA), avec ses antennes à Pontarlier et Montbéliard, a accueilli 2 190 primo-arrivants en 2017. Des hommes, des femmes, des enfants. Épuisés. Perdus. Mais porteurs d’espoir.
Il y avait aussi les Hébergements d’Urgence (HUDA), les Centres d’Accueil des Demandeurs d’Asile (CADA), et même un Centre Provisoire d’Hébergement (CPH) à Planoise, dédié à ceux qui avaient obtenu le statut de réfugié.
Saviez-vous ?
En septembre 2017, un nouveau Dispositif pour Mineurs Non Accompagnés (DMNA) de 48 places a été autorisé par le Conseil Départemental du Doubs.
Le contexte, en 2017, était tendu. La demande d’asile avait augmenté de 27,2 % par rapport à 2016. Un tiers des demandeurs étaient sous statut « Dublin III », ce qui compliquait leurs droits. Et les places manquaient. L’AHS-FC a dû faire face, adapter ses services, répondre à des appels à projets, construire des partenariats.
Événements culturels : le Concours International de Jeunes Chefs d’Orchestre
Mais Besançon, ce n’est pas que les drames et les urgences. C’est aussi la beauté. Et en septembre 2017, la ville a vibré au rythme du 55e Concours International de Jeunes Chefs d’Orchestre.
Un événement d’envergure. Présidé par Leonard Slatkin, ce concours attire chaque année des talents du monde entier. Des jeunes chefs, souvent inconnus, qui viennent se mesurer à une exigence rare.
Cette année-là, c’est Ben Glassberg, un Britannique de 23 ans, qui a remporté le Grand Prix. 12 000 euros, une montre LIP, et surtout, une reconnaissance internationale. Parce que ce prix, ce n’est pas qu’un chèque. C’est une porte qui s’ouvre.
Les épreuves étaient exigeantes. Diriger l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté, puis l’Orchestre National de Lyon. Travailler en session de répétition, avec arrêts, corrections, ajustements. Ce n’était pas un concert parfait. C’était un test de leadership, de pédagogie, de sensibilité.
Projets d’urbanisme et innovation architecturale
Enfin, parlons d’avenir. Parce que 2017, c’était aussi une année de réflexion sur ce que deviendrait Besançon. Un concours d’idées a été lancé pour concevoir un futur immobilier raisonné.
L’idée ? Créer des résidences intermédiaires. Ni pavillons isolés, ni grands ensembles. Quelque chose entre les deux. Des bâtiments qui respectent la RT 2012, donc économes en énergie. Des espaces verts intégrés, des terrasses bien conçues, des circulations douces.
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Le stationnement, souvent oublié, était aussi au cœur du projet. Des garages groupés, pas devant les maisons. Des places bien réparties, pour éviter les conflits. Et une priorité donnée aux piétons.
Le site devait intégrer la biodiversité. Des arbres, des haies, des zones humides. Pas pour faire joli. Pour stocker du carbone, pour réguler les températures, pour accueillir la faune.
Quiz : Testez vos connaissances sur Besançon en 2017
Question 1 : Combien de gendarmes ont été honorés lors de la cérémonie du 16 février 2018 ?
Question 2 : Quel était le nom du dispositif pour les Mineurs Non Accompagnés (MNA) autorisé en septembre 2017 ?
Question 3 : Qui a remporté le Grand Prix du Concours International de Jeunes Chefs d'Orchestre en 2017 ?
Conclusion : une année qui a marqué l'histoire locale
Parce que 2017 à Besançon, ce n’était pas une année avec un début et une fin nette. Ce n’était pas un film avec un héros et une morale. C’était une accumulation. Des hommages, des procès, des familles accueillies, des jeunes chefs révélés, des projets imaginés.
Et aujourd’hui, en 2026, on voit mieux. Les effets de ces événements. Les conséquences. Les traces.

Besançon n’est pas devenue une autre ville. Mais elle a grandi. Silencieusement. Profondément.
Et si vous cherchez à comprendre une ville, ne regardez pas seulement ses monuments. Regardez ses moments oubliés. Ceux qui n’étaient pas en première page. Ceux qui se sont joués dans l’ombre. Parce que c’est là, souvent, que se construit l’histoire.
Questions fréquentes sur l'année 2017 à Besançon
Pourquoi la cérémonie d'hommage aux gendarmes a-t-elle eu lieu en 2018 ?
La cérémonie a eu lieu en février 2018 pour honorer les gendarmes décédés en service durant l'année 2017. Il est courant que les hommages officiels aient lieu l'année suivante pour permettre une organisation appropriée.
Qu'est-ce que le quartier Planoise a de particulier ?
Planoise est un quartier de Besançon qui a été identifié par les magistrats comme une zone nécessitant une attention particulière en matière de sécurité, de délinquance et d'insertion sociale. Le quartier a fait l'objet de discussions lors de la rentrée judiciaire de janvier 2018.
Quel était l'objectif du dispositif migrants en 2017 ?
Le dispositif migrants visait à accueillir, accompagner et protéger les personnes en exil arrivant à Besançon. Il comprenait plusieurs services d'hébergement et d'accompagnement, avec plus de 428 places d'hébergement et plus de 1000 personnes accompagnées quotidiennement.
Pourquoi le Concours International de Jeunes Chefs d'Orchestre est-il important pour Besançon ?
Ce concours est important car il place Besançon sur la carte internationale de la musique classique. Il permet de révéler de nouveaux talents et d'attirer des visiteurs du monde entier, contribuant ainsi à l'économie locale et à la réputation culturelle de la ville.
Quels étaient les objectifs du concours d'idées d'urbanisme lancé en 2017 ?
Le concours visait à concevoir un futur immobilier raisonné pour Besançon, en créant des résidences intermédiaires respectueuses de l'environnement (RT 2012), intégrant des espaces verts, des circulations douces et une priorité aux piétons.
Rappel : ce blog est tenu par des passionnés et les informations partagées ici sont à titre informatif uniquement. Les données mentionnées proviennent de sources publiques et peuvent varier selon les interprétations.